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Conseils RH

Les principaux risques au travail à évaluer dans le DUER

4 septembre 2019 par Vincent Langlois - Lecture 3 min.

En tant qu’employeur, vous avez pour obligation de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité physique et mentale des salariés dans leur travail (art. L4121-1 du Code du Travail). Vous êtes également tenu de rédiger un Document Unique d’Évaluations des Risques de votre entreprise, ou DUER. Selon le secteur d’activité de votre entreprise et les missions de vos salariés, certains risques peuvent être plus présents que d’autres. Dans cette article, nous passons en revue les risques les plus fréquents qu’il vous faut impérativement évaluer dans votre DUER.

Les risques d’accidents de la route

C’est actuellement la première cause de mortalité au travail. Si vos salariés sont amenés à utiliser un véhicule pour leur travail, ils seront forcément exposés à un risque d’accident. La gravité d’un accident de la route est variable : elle peut aller de la simple égratignure aux dommages corporels irréversibles, voire même au décès.

Certains salariés sur la route pendant de longues périodes (par exemple les chauffeurs routiers), sont également exposés à des contraintes posturales.

Les risques liés aux contraintes posturales

Les contraintes posturales sont présentes dans de nombreux corps de métiers où une certaine position doit être maintenue pendant plusieurs heures (employés de bureau, chauffeurs routiers,….) ou un effort physique nécessitant une posture précise (ouvriers du bâtiment, travaux public).

Ces contraintes peuvent générer à terme des douleurs physiques et articulaires, principalement des maux de dos ou des douleurs lombaires et cervicales.

Risques liés au port de charges / manutention

Particulièrement fréquent dans les secteurs du bâtiment et du commerce, le port de charges lourdes et la manutention peuvent affecter lourdement la santé de vos salariés. Les principales conséquences sont des douleurs dorsales et lombaires. Dans les cas les plus extrêmes, des risques cardio-vasculaires sont à prévoir. Il est donc particulièrement important d’évaluer ces risques.

Vibrations et risques physiques liés

Concernant principalement les travaux public, la métallurgie et les secteurs utilisant de la machinerie, les vibrations peuvent causer de lourds dégâts aux membres supérieurs du salarié. Le reste du corps peut également être affecté. Les risques peuvent aller de simples douleurs au dos jusqu’à des invalidités au niveau des membres supérieurs.

Risques d’accident en cas de chute

A partir du moment où un salarié doit travailler à une certaine hauteur (comme sur les chantiers par exemple), le risque de chute est à évaluer impérativement, même si le travail en hauteur est occasionnel.

Au même titre que les risques d’accidents de la route, une chute peut entraîner des blessures légères comme de lourdes séquelles physiques, voire le décès de l’accidenté. Les chutes constituent ainsi la deuxième cause d’accidents mortels au travail.

Travail de nuit et travail en équipes successives-alternantes

Un salarié ou une équipe de salarié devant travailler de nuit ou à un rythme différent des horaires « classiques » sont exposés à plusieurs risques. Globalement, c’est le rythme biologique du salarié qui est affecté. En effet, un rythme de travail de nuit, associé à un sommeil décalé et parfois réduit peut avoir plusieurs conséquences. Les troubles du sommeil et la fatigue sont les plus évidents, mais le risque de développement de cancer et d’accidents cardiovasculaires sont à anticiper sur le long terme !

Risques liés au bruit

Un salarié régulièrement exposé à un bruit fort risque de lourdes pathologies, qui peuvent parfois s’avérer irréversibles. Les salariés principalement concernés sont ceux utilisant des machines bruyantes, ainsi que les salariés du BTP.

De surcroît, le bruit est également une source d’accumulation de stress et de fatigue pour certains salariés, notamment ceux travaillant dans des centres d’appels et/ou des open space. Les conséquences étant moindre que sur un chantier ou en usine, elles restent tout de même non-négligeables et doivent être anticipées.

Risques dus aux températures et risques chimiques

Les salariés travaillant par exemple en pressing, chambre froide, fonderie, etc. peuvent être exposés à des températures extrêmes. Les périodes de fortes chaleurs sont également un facteur de risque supplémentaire.

Les conséquences mineures peuvent être de l’ordre du maux de tête, voire des nausées. Dans les cas les plus extrêmes, l’hypothermie et la déshydratation sont possibles ; la vie du salarié est alors mise en danger. Ces risques ne doivent donc pas être évalués à la légère !

Dans ces mêmes corps de métier, entre autre, des risques liés au contact de produits chimiques. Les risques d’intoxication sont fréquents, même à faibles dose ou exposition. On parle même d’intoxications chroniques. Le risque de développement de cancer est également présent, d’où l’importance vitale d’évaluer ces risques avec précision !

Risques liés au travail sur écran et risques psychosociaux

Bien moins grave physiquement qu’un accident routier ou une chute, le travail sur un écran comporte également des risques. D’autant plus qu’aujourd’hui, la grande majorité des salariés utilise un outil informatique.

Les principaux secteurs affectés par ces risques sont les postes d’employés de bureau et de secrétariat. Les risques encourus sont principalement la fatigue visuelle, les migraines et plus rarement des troubles musculaires. Un salarié qui occupe ce genre de poste peut être également sujet au stress, ce qui l’expose à des risques psychosociaux. Ces-derniers sont à l’origines de l’augmentation fulgurante des cas de burn-out dans les entreprises au cours des dernières années.

Rappel :
Face aux différents risques liés à son cadre de travail, les outils qu’ils utilisent ou encore le lieu de travail, il peut être légitime pour le salarié d’avoir recours à son droit de retrait pour limiter le risque d’accident du travail.

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