Actualité paie

Emploi franc nouvelle génération

25 avril 2019 par Florina Macovei - Lecture 3 min.
emplois francs

Les emplois francs nouvelle génération permet aux employeurs de toucher une prime pouvant aller jusqu’à 15 000 €. Après une première phase d’expérimentation, le dispositif est élargi à des nouveaux territoires à partir de mars 2019. Le décret du 24 avril 2019 modifie certaines modalités du dispositif. Voici ce qu’il faut savoir pour embaucher en emploi franc et un point sur toutes ces nouveautés.

EMBAUCHER EN EMPLOI FRANC : RAPPEL DU DISPOSITIF

Le principe d’un emploi franc prévoit l’embauche d’un demandeur d’emploi résidant en quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV). L’employeur peut alors bénéficier d’une aide financière. Cette aide est donc attachée à la personne embauchée et non à la localisation de l’entreprise.

L’objectif est de dynamiser l’emploi et de lutter contre les discriminations à l’embauche des habitants des quartiers populaires. L’accès à l’emploi est considéré trois fois plus difficile pour un habitant d’un quartier populaire que pour ceux qui résident ailleurs. Le nouveaux emplois francs sont censés apporter un remède à cette situation, via une incitation financière accordée aux entreprises sous des conditions plus souples.

Le dispositif a connu plusieurs essais au fil du temps. Le plus récent, emplois francs version Macron, a été lancé en avril 2018. L’aide promise pour les entreprises recrutant un habitant d’un QPV (demandeur d’emploi inscrit à Pôle emploi) est au montant de :

  • 15 000 € sur 3 ans maximum en cas d’embauche en CDI (travail à temps plein);
  • 5 000 € sur 2 ans maximum pour les embauches en CDD de plus de six mois.

Ces montants seront proratisés en fonction du temps de travail et de la durée du contrat.

Quelle que soit leur position géographique au niveau national, toutes les entreprises du secteur privé et toutes les associations affiliées à l’assurance chômage peuvent recourir aux emplois francs. Ne sont pas concernés par le dispositif les particuliers employeurs et les employeurs publics.

Les autres conditions à prendre en compte : ne pas embaucher une personne ayant fait partie de l’entreprise dans les 6 mois avant sa date d’embauche et ne pas avoir procédé, dans le 6 mois précédant l’embauche, à un licenciement économique sur le poste à pourvoir.

Afin de bénéficier de l’aide, l’employeur doit remplir une demande d’aide dispositif expérimental emplois francs et l’envoyer à Pôle emploi dans les 2 mois suivant la signature du contrat de travail. L’aide est versée par Pôle emploi chaque semestre.

EMPLOIS FRANCS : EXTENSION À DE NOUVEAUX TERRITOIRES

La première phase d’expérimentation emplois francs lancée l’année dernière a permis l’embauche des personnes provenant des QPV de 6 agglomérations (Lille, Aix-Marseille, Angers, Roissy, Cergy-Pontoise, Evry-Grigny) et de la Seine-Saint-Denis. Suite à l’arrêté du 22 mars 2019 (JO du 27), le périmètre géographique du dispositif comprend désormais l’ensemble des QPV des territoires suivantes :

  • Hauts-de-France;
  • Ile-de-France;
  • Ardennes;
  • Bouches-du-Rhône;
  • Haute-Garonne;
  • Maine-et-Loire;
  • Vaucluse;
  • les départements d’Outre-mer.

Les emplois francs peuvent être conclus jusqu’au 31 décembre 2019. Les embauches doivent être réalisées en CDI ou en CDD d’au moins 6 mois.

DERNIÈRES MODIFICATIONS ?

Le décret du 24 avril 2019 prévoit d’autres modifications du dispositif emplois francs :

– il est élargi aux adhérents aux contrats de sécurisation professionnelle (CSP) résidant dans l’un des QPV des territoires incluse dans le dispositif;

– le versement de l’aide pourrait se poursuit (dans la limite totale de 2 ans) en cas de renouvellement d’un CDD ayant ouvert droit à l’aide; le nouveau contrat devant aussi être conclu pour une période d’au moins 6 mois;

– en cas de transformation d’un CDD ayant ouvert droit à l’aide en CDI;  cela  implique également la revalorisation du montant de l’aide à compter de la date d’exécution du nouveau contrat, dans la limite totale de 3 ans;

– la durée dont dispose l’employeur pour déposer sa demande d’aide est allongée à 3 mois à compter de cette même date.

Sur le même sujet

Coronavirus : réactivation de l'état d'urgence sanitaire
Actualité paie
Coronavirus : réactivation de l’état d’urgence sanitaire 19 octobre 2020

En raison de la recrudescence de cas positifs au Covid-19 et l’arrivée potentielle d’une seconde vague, le Gouvernement a décidé de placer à nouveau la France en état d’urgence sanitaire à compter du samedi 17 octobre 2020. Quelles mesures et restrictions sont prévues dans cette situation ? Qu’est-ce que l’état d’urgence sanitaire ? L’état d’urgence […]

PLFSS 2021 : que prévoit le projet de loi ?
Actualité paie
PLFSS 2021 : que prévoit le projet de loi ? 14 octobre 2020

Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) pour 2021 a été présenté en Conseil des ministres le 7 octobre 2020. En attendant sa parution définitive au Journal Officiel à la fin décembre 2020, revoyons les principales mesures prévues dans le projet de loi. PLFSS 2021 : Modifications apportées au congé paternité […]

Cotisations URSSAF rentrée 2020 : les modalités liées au Covid
Actualité paie
Cotisations URSSAF rentrée 2020 : mesures liées au Covid 13 octobre 2020

La rentrée 2020 est synonymes de nouvelles mesures annoncées par le Gouvernement dans le cadre de son plan de relance. Ces mesures concernent également les cotisations URSSAF. En raison de l’épidémie de coronavirus, beaucoup d’entreprises et d’indépendants subissent de sérieuses difficultés de trésorerie. Pour supporter les plus touchés par cette crise, des reports, baisses, voire […]

FacebookTwitterLinkedInEmail