Actualité paie

Délit d’entrave

20 juillet 2016 par Cyril Legrix - Lecture 2 min.
Délit d'entrave

Parmi les changements apportés par la loi Macron nous comptons ceux liés aux sanctions applicables en cas de délit d’entrave. Rappel de la notion de délit d’entrave et changements expliqués en détail.

QU’EST-CE QU’UN DÉLIT D’ENTRAVE?

Le délit d’entrave qualifie le fait de porter atteinte par action ou abstention à la libre désignation ou à l’exercice des fonctions d’un représentant élu du personnel.

Ce dernier peut appartenir à n’importe quelle catégorie : délégués syndicaux (DS), délégués du personnel (DP), comité économique et social (CSE).

En pratique, il s’agit d’un délit d’entrave en cas de :

  • licenciement abusif d’un salarié protégé
  • non-respect de la libre désignation des représentants du personnel
  • refus de fournir les informations auxquelles le délégué du personnel est en droit d’accéder
  • empêchement de la constitution du CSE
  • refus d’organiser l’élection des DP quand le droit l’impose
  • ne pas consulter suffisamment tôt le CSE sur des projets impactant l’emploi ou les conditions de travail.

Ces manquements à la loi constituent un vrai danger pour l’entreprise, évidement à cause des peines encourues, mais aussi des sommes très élevées (frais de défense, dommages et d’intérêts) souvent réclamées. D’où l’importance de connaître les dispositions de la loi concernant le délit d’entrave.

DÉLIT D’ENTRAVE : QUELS CHANGEMENTS APPORTÉS PAR LA LOI MACRON?

La loi du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économique (dite « Macron ») supprime les peines d’emprisonnement (très rares) en cas d’entrave au fonctionnement des IRP. L’amende est portée à 7 500 € (contre 3 750 € auparavant).

Entraves à la constitution du CE, des DP et du CSE : là aussi l’amende est portée à 7 500 €, mais la sanction encourue reste toujours d’un an d’emprisonnement. De même pour l’entrave au statut des représentants du personnel.

La sanction est toujours de un an d’emprisonnement et de 3 750 € d’amende pour les délits concernant l’exercice du droit syndical et pour la rupture, sans autorisation administrative, du contrat de travail des DS, DP et des membres du CSE.

La suppression de la peine d’emprisonnement s’applique immédiatement. Cependant, pour les délits d’entrave constatés avant le 8 août 2015, les anciennes amendes sont appliquées si la condamnation est prononcée.

Sur le même sujet

Cotisations sociales
Actualité paie
Cotisations sociales : tout ce qui change en 2022 20 janvier 2022

Les taux de cotisations et contributions sociales n’évoluent pas beaucoup cette année. Des changements sont néanmoins à prendre en compte pour certaines charges patronales qui évoluent chaque année. Voici par la suite les principaux changements survenus au niveau des charges sociales 2022. LES TAUX DE COTISATIONS SOCIALES AU 1er JANVIER 2022 La réduction Fillon augmente […]

Activité partielle, télétravail et garde d'enfant
Actualité paie
Activité partielle, télétravail et garde d’enfant 19 janvier 2022

La rentrée des classes 2021 suscite plusieurs interrogations pour les salariés parents, notamment concernant la garde d’enfant : Comment faire si la classe ou l’école de leur enfant ferme en raison d’un cas positif de Covid ? Sera-t-il possible de bénéficier de l’activité partielle ? Seront-ils considérés comme cas contacts si leur enfant est testé […]

RGPD
Actualité paie
RGPD : conformité et obligations 13 janvier 2022

Depuis son entrée en vigueur en 2018, le Règlement Général sur la Protection des Données a demandé aux entreprises de s’adapter afin de prouver le consentement des internautes avec lesquels elles interagissent (cette adaptation visant principalement les « cookies » et les traceurs publicitaires). Comment s’assurer de la conformité de son entreprise au RGPD ? Réponse dans […]

FacebookTwitterLinkedInEmail