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Conseils RH

Congés exceptionnels pour événements familiaux

28 mai 2013 par Izabela Sula Gonzalez - Lecture 3 min.

Un de vos salariés se marie cette année ? Un décès l’oblige à s’absenter de l’entreprise ? La loi Travail améliore le régime des congés pour événements familiaux pour de nombreux salariés. Quelles sont les raisons familiales pour lesquelles vous devez autoriser l’absence et maintenir le salaire ? Voici les congés pour évènements familiaux à prendre en compte pour 2018.

congés pour événements familiaux

CONGÉS POUR ÉVÉNEMENTS FAMILIAUX : LOI TRAVAIL 2018

Depuis 1978, le code du travail offre des congés pour événements familiaux aux salariés qui produisent des justificatifs. Les évènements pris en compte sont le mariage, la naissance ou l’adoption, le décès d’un proche. D’autres évènements ouvrent le droit à des congés non-rémunérés par l’employeur mais qui peuvent ouvrir le droit à des prestations familiales.

Il est bon de rappeler que de nombreuses conventions collectives améliorent le régime général en accordant des jours supplémentaires ou en reconnaissant d’autres motifs (déménagement, obtention de diplôme,…). Voici ci-dessous la liste détaillée prévue par le Code du Travail cette année:

Congé payé légal Nombre de jours minima autorisés
mariage (ou remariage) 4 jours
conclusion d’un PACS 4 jours
naissance d’un enfant ou l’adoption d’un enfant 3 jours
décès de conjoint ou partenaire d’un PACS 3 jours
décès d’un enfant 5 jours
mariage de votre enfant (ou remariage) 1 jour
décès du père ou de la mère 3 jours
décès du beau-père ou de la belle-mère 3 jours
décès du frère ou de la soeur 3 jours
annonce de la survenue d’un handicap chez un enfant 2 jours

Les jours d’absence pour événements familiaux sont assimilés à des jours de travail effectif, aucune condition d’ancienneté n’étant requise. Les salariés continuent donc d’être payés.


Évènement Conditions Nombre de jours
Enfant malade enfant de – de 16 ans 3 à 5 jours non payés par an
Présence parentale enfant atteint d’une pathologie grave 310 jours ouvrés non payés sur 3 ans
Proche aidant parent dépendant 3 mois non payés renouvelable dans la limite de 1 an pour toute la carrière

ENFANT MALADE

Si le salarié a un enfant de moins de 16 ans victime d’un accident ou d’une maladie constatés par un certificat médical, il peut bénéficier du congé, sans condition d’ancienneté. La durée du congé non rémunéré est de trois jours par an. Cependant, lorsque l’enfant est âgé de moins d’un an ou si le salarié a la charge de trois enfants (ou plus) âgés de moins de 16 ans, la durée est prolongée jusqu’à  5 jours. Différentes  conventions collectives, peuvent prévoir une durée plus longue ou même une rémunération.

CONGÉS DE PRÉSENCE PARENTALE

Le salarié peut prendre un congé de 310 jours ouvrés en continu ou fractionnés sur 3 ans s’il a à charge un enfant de moins de 20 ans handicapé, atteint d’une pathologie grave ou victime d’un accident dont la présence soutenue ou des soins contraignant sont indispensables. Au de-là, en cas de rechute ou de récidive de la maladie, le parent peut reprendre un congé dans les mêmes conditions. La rémunération est prise en charge par la Caisse d’allocations familiales.

CONGÉS DE PROCHE AIDANT

Si un proche du salarié (ascendant, descendant, frère, sœur, ou personne partageant son domicile) est en phase terminale d’une maladie grave ou incurable, ou dans un état mettant en jeu son pronostic vital, le salarié peut prendre un congé de 3 mois maximum renouvelable une fois. Ce congé peut être fractionné avec l’accord de l’employeur et prendre la forme d’un passage à temps partiel ou d’une suspension du contrat de travail.

Par ailleurs, en février 2018 la loi au bénéfice de proche aidant est enfin parue dans le Journal Officiel. Le dispositif est inspiré du don de jours de repos en faveur des parents avec un enfant très malade. Il élargit le concept et permet le don de jours de repos non pris à un autre salarié ayant à charge des personnes en perte d’autonomie ou présentant un handicap.

Dernière mise à jour : le 03 avril 2018

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